Surcompensation

Publié le par Krylin

30% de génétique vs 70% d’acquis.

J’ai bien aimé l’intervention de Véronique BILLAT sur…. E=M6….

http://www.m6replay.fr/emissions/e=m6/13500231

 

Véronique Billat ??

 


 

http://www.lephe.org/

 

De quoi couper le sifflet aux idées reçues. Comme quoi, avoir des parents kenyans ne garanti pas de faire 2h10 sur marathon. Surtout que tous ne font pas 40 bornes par jour pour aller à l’école, comme j’ai pu l’entendre ou le lire…

 

Ok, pas de polémique.

 

30% de génétique et donc 70% d’acquis…

L’acquis : c’est l’environnement dans lequel on évolue : géographique, social, culturel, sportif. Bref, la résultante du travail accompli à l’entraînement, qui veut qu’après avoir peiné pour courir 1h, on en arrive à faire 1h30 en sifflotant… et toujours à la même allure.

 

Le corps est une merveilleuse machine évolutive parfaitement huilée, qui à certes tendances à se gripper au moindre grain de sable ou à casser au moindre saut de chaîne, mais il n’en reste pas moins, que l’organisme à cette faculté d’adaptation à son environnement, et donc également à l’effort physique, qu’un Darwin ne démentirait pas.

 

 

 

 

Sans aller jusque là, la simple stimulation cardiaque, a permis à un simple coureur du dimanche comme moi de faire un marathon, chose qui me paraissait impensable il y a quelques années. Et encore, j’ai pris le temps de m’y mettre parce que je visais aussi une perf perso. Hier encore, lors de mon footing dominical, je discutais avec un valeureux gaillard de 57 ans rencontré en chemin. Celui-ci me contait avec émotion son marathon de Londres, couru 8 mois seulement, après avoir décidé d’en faire 1…

 

La cause : la surcompensation 

 


 

Après avoir ingéré une charge d’entraînement, considérée par notre organisme comme une agression, celui-ci réagit violement en opposant des défenses vis-à-vis de à l’attaque qu'il a subit. Cette réaction peut se matérialiser par : de grosse courbatures, ou cas de travail trop intense, des contractures…

 

Mais au cours de la récupération, l’organisme refait le plein : il y a régénération des capacités physiques. Et pour parer à toute éventualité, notre organisme, en grand prévoyant, charge de nouvelles aptitudes, pour en quelque sorte : se surprotéger. 

 

Bah oui, dès fois qu’après un peu de repos, on décide de remettre çà !

L’organisme se prépare d’avantage à une éventuelle nouvelle agression de même type. Ce phénomène se nomme la « surcompensation ».

 

On comprend donc, que la surcompensation à toute sa place dans un plan d’entraînement digne de ce nom. Il constitue généralement une fin de cycle : 3 semaines de charge + 1 semaine d’assimilation (pour la surcompensation).

 

Si, comme j’ai pu le faire lors de ma préparation marathon, on ne s’accorde pas cette plage de récupération (pas du tout, ou pas assez), l’organisme sans cesse agressé finit pas ne plus avoir le temps de préparer sa défense, se replie sur lui-même et craque…. et là, c’est la blessure… pour mon cas : épuisement total.

 

La théorie de la surcompensation se trouve à la base de la plupart des théories et des méthodes de programmation d'entraînement. C’est le facteur clé de la progression à long terme.

 

 

 

 

 

On la retrouve aussi bien dans un cycle court, que dans un cycle long. Je m’explique :

 

Dans le cadre de la préparation d’un marathon, on aurait le cycle long suivant :

 

  • Cycle court 1 : 3 semaines d’entraînement suivies d’1 semaine d’assimilation
  • Cycle court 2 : 3 semaines d’entraînement suivies d’1 semaine d’assimilation
  • Cycle court 3 : 3 semaines d’entraînement suivies d’1 semaine de régénération. Le dimanche de cette 12ème semaine étant la date du jour J.

 

Plus encore, un cycle long s’intègre lui aussi dans un cycle supérieur…. Le plan de marche annuel : par exemple, entraînements et courses pendant 5 à 6 mois, puis coupure totale de 3 à 4 semaines, c’est selon…


C’est en faisant des erreurs qu’on retient bien les leçons… et cette semaine pour moi c’est repos. Un petit footing de 45’, un autre tout doux d’1h avec de légers fractionnés en attendant dimanche. Bah oui, la période d’assimilation veut pas dire : Glandouille et Grec à volonté non plus… 

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Publié dans Entrainement

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P
Bon , eh bien tu as tout compris !Maintenant , y a plus qu'à appliquer ! Bonne course à Vincennes , à+
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