La course du Château de Vincennes : 10 KM bien au chaud !
26° sur la ligne de départ, peut-être 27°… allez soyons marseillais, sûrement 28°…
Au programme, un 10km. Distance maintenant à ma portée, mais course sur laquelle je m’éclate le moins. L’effort y est intense, aucuns répits, on serre les dents tout le temps.
Avant de m'élancer, je sais que cette course ne serait pas celle du chrono. Juste une étape pour me situer...
L’objectif du jour : 41’30.
Avis de beau temps, beau parcours, beaucoup de monde. Ayant croisé Norbert, toujours présent dans les grands rendez vous franciliens, je lui affirme qu’avec la chaleur, qu’il va falloir courir en dedans. Lui doit faire le lièvre pour une collègue, donc pas de problème, moi je doit courir après la forme. Courir en dedans, OK, mais je pense tout de même tenter moins de 42’… petit moment de stress avant le coup de feu. L’idée est de prendre la bonne décision, attention au coup de chaud, à la défaillance, à un objectif trop élevé…
Déjà, j’ai été stressé inutilement au retrait des dossards. Bah, le miens avait disparut… l’a fallu négocier pour qu’on veuille bien m’en donner un de substitution. Et une nouvelle négociation pour retrouver le sas préférentiel que j’avais à l’origine. Mais là, çà commençait à me saouler sévère… tant pis pour le sas, j’accepte le dossard vert. Après tout, je ne partais pas pour faire péter mon chrono aujourd’hui et combien même, dans ces conditions (chaleur, condition physique, préparation), jamais je n’aurai fais moins de 40’.
Moins de 40’…. J’y pense, j’y pense, peut être pour la fin d’année. C’est certain, le gars que je viens de croiser les vaut, tout comme la jolie silhouette que j’ai croisé après m’être garé. Entouré de ses chevaliers servants, elle était belle, affûtée, une gazelle. Marie Amélie, un bien joli prénom pour un tout aussi joli chrono : 36’40 !
Pan, assez rêvé… je m’élance sur le bas coté pour ma 3ème participation. Je connais le parcours, la jonction qui va suivre avec les coureurs qui sont parti sur la contre allée. Ma stratégie est clair : faire un gros premier kilo puis gérer pendant 7 à 8 bornes pour fini au carton.
Km1 : 4’03
Sur le bas coté, je n’y suis pas resté très longtemps… malgré 2 points de départ, il y a du monde, beaucoup de monde, je slalom. Ah, j’aurai du insister pour le préférentiel…
Accélération, déviation, je suis déjà en nage…. J’ai un instant de doute : j’insiste ou pas ?
Finalement, la course en a décidé pour moi, çà se resserre, çà bouchonne, çà ralenti, la course est dense, c’est à peine si je vois ce premier Kilo.
Je peste de nouveau car là, çà coince carrément. Tant pis, je vais patienter et attendre que çà se délaye, ou tant mieux, çà m’a éviter de faire une grosse connerie : courir plus vite que je ne le peux. (à la base, je voulais passer le 1er kilo en 3’55…)
Km5 : 20’48
C’est bien mais je sais que je ne pourrai pas reproduire un autre 5km de la même facture. Mon lièvre du jour, un coureur tout de noir vêtu, s’en va… je ne cherche pas à le suivre… en fait, j’attends le ravito. Une fois l’Eldorado atteint, je rends les armes, à la mi-course, m’arrête pour prendre le temps de boire, puis repars pour finir au tempo, mais sans plus.
Sportévènement, c’est bien comme organisation. Mais il faut avouer que leur gestion du ravitaillement est plus que limite. L’histoire du gobelet, je ne comprends toujours pas. 20cl d’eau avec cette chaleur, c’est juste pas possible. Et encore, quand du prend le gobelet, il y en a la moitié qui a déjà foutu le camp. Donc, j’ai préfère couper mon effort (belle excuse), prendre calmement deux gobelets et puis hop, on repart.
Mais çà me gonfle, j’ai envie d’arrêter, je ne prends pas beaucoup de plaisir. Pour cette course, j’ai laissé affiché le cardio. Bonne idée, je ne voulais pas trop me rentrer dedans. En fait, pas envie de me faire mal. Pas envie de me rentrer dedans, surtout pour faire un malaise, comme il y en a eu quelques uns. Je tourne entre 4’25 et 4’30 au kilo… pas glorieux… et pourtant, mes pulses sont hautes, j’e ai le vertige… non çà doit être le fait, que depuis 2 bornes, je cherche l’oxygène.
FcMax atteinte sur la course : 198 !!!!
Ah, enfin le dernier kilo, je décide d’envoyer. Bon, c’est beaucoup dire… je fini plutôt en accélérant progressivement, très progressivement : 4’07… mouais, pas très violent comme effort et pourtant, en passant la ligne, je suis vidé.
Mes 42’57 du jour sont ceux qu’ils sont : Mon 3ème chrono sur 10km, mais qui correspond maintenant à un temps de passage sur Semi. Humm, va falloir bosser sévère cet été…