Marathon Relais : Choisy le Roi 2009

Cette course semble être devenu une course anniversaire, l’occasion de réunir la communauté ITB, qui pour certain(e)s font spécialement le déplacement. Pour ma part, j’en suis à ma troisième participation.
Par rapport à l’année dernière, nous étions moins nombreux… mais la qualité des convives a été aussi bonne. J’ai pris beaucoup de plaisir à recourir aux cotés de Rodolphe. Laurent, comme d’hab, m’impressionne par sa gestion de l’effort et sa connaissance de soi. Enfin, Bintou, qui a complété l’équipe, a un peu pioché, mais à faire preuve de très bonne volonté.
Coté météo, grand soleil, moins chaud que l’an passé, mais pensant tout de même… Coté course ? J’ai entamé l’échauffement, avec Malcolm… les jambes tournent bien, alors pourquoi pas tenter un coup ?
Mais je me ravise, pas question de faire la même bêtise que l’année passée, je pense rester sur ma réserve et faire une course sage. Le départ étant donné, je me cale tout de suite au bon tempo, et profite du moment. Je laisse les fusées partir loin devant et autres feux follets faire illusion… à chaque tour, je prends un bain d’encouragements tortuesque… Sur le 3ème tour, je ramasse les morts, dont un en asphyxie, j’hésite à envoyer sur le dernier kilo… mais pense, qu’en fait… il me reste encore 2 tours en rab…
Ce premier relais ne comporte que 3 tours, d’un peu plus de 4km. Mais j’avais pris le partie d’inclure ce rendez vous dans le cadre de ma préparation foncière qui nécessite des sorties dominicales d’1h30 minimum… 3 tours… 1h…. il en manque un chouilla… joignant l’utile à l’agréable, j’avais convenu d’accompagner Bintou sur son propre relais.
Et nous voilà partir pour 2 boucles… après une courte pause, histoire de retirer la puce, boire un peu, choper une orange, puis je repars au tempo… Bintou qui m’a attendu trépigne sur place et envoi sur le premier kilo… j’ai eu du mal à la calmer… mais plus que mes conseils, c’est la longue ligne droite qui a eu raison d’elle. Nous retrouvons enfin un rythme plus régulier… et assurons la croisière jusqu’au second tour… le plein d’encouragements pris, nous nous élançons pour une dernière boucle… mais là… çà commence à devenir difficile. Je n’entends plus de respiration, Bintou lâche prise, « trop vite ». Je l’encourage, on tient, je n’accélère pas, on garde le tempo…. Alors, elle tient, mais très vite « trop vite », alors je ralenti, l’encourage autant que je peux, la soutien, mais je sens qu’elle souffre, elle est prête à craquer. Un sentiment que je connais bien. Il reste 2km… dure, je prends l’initiative de clairement couper l’effort. Elle récupère ainsi pendant le kilomètre qui suit… le risque, c’est que l’on s’endorme, et que la vitesse chute, je l’invite à se relancer, elle ne veut pas, « trop dure ». Je la tire, irrésistiblement, ce fil invisible qui nous lie. J’essais de la piquer au vif, titiller son orgueil… à ce moment, c’est dans la tête que çà se joue… les jambes ne répondent plus… tant bien que mal, je la lance sur la zone de relais, plus que quelques mètres, et le repos l’attends.
Moi je continue en petites foulées pour rejoindre le camp de l’ITB. Un coucou à Malcolm, qui je crois, m’a félicité (en tout cas, c’est mon interprétation), et je cours en zone mixte, j’encourage Rodolphe qui vient de partir, en mode trankilou, en fait, c’était en mode Diesel.
Et voilà le Rodolphe qui doucement, mais sûrement assure le tempo avec une belle régularité. Çà popote dans le camp des tortues, un peu plus et on loupait son premier passage. Çà va vite, l’objectif ne se fixe pas assez vite… et hop, malgré un mode rafale… les photos sont floues…
Un second tour, tout aussi bien réalisé et hop, c’est autour de Laurent de s’élancer. Trois boucles à faire. 2 en solitaire puis la dernière en notre compagnie.
Ah, cette dernière boucle… dans la zone de relais…. Laurent débouche à plus de 12km/h, nous réveille de notre étourdissement…. Mince, va –on pouvoir le suivre ?
Petite, bosse, on se coordonne, qui donne le tempo ???? bah, çà se fait tout seul. La cible ? la première équipe devant nous… à 50 mètres…. On se donne l’objectif de les bouffer…. Dans les 100 mètres qui suivent. Nous rigolons bien, loin de croire que nous pensions pas si bien dire… en effet, c’est une véritable remonté qui nous faisons, une à une, nous doublons, recalons, les équipes trop hétéroclites… certains font la moue, d’autres nous encouragent…

Le tempo est bon. A tort, Bintou croit qu’on ne cesse d’accélérer. Mais non, on garde notre rythme de croisière… ce sont les autres qui déjouent. Sur la longue ligne droite, je crois que nous avons déposé une grappe de 4 équipes…. Sans un regard, nous poursuivons dans notre lancée… peu avant l’arrivée, nous débordons 4 concurrents plus ou moins groupés, le plus frais d’entre eux exhorte ses coéquipiers à s’accrocher. Mais c’est peine perdue, un dernier coup de rein et nous les distançons…. C’est main dans la main que nous franchissons la ligne d’arrivée en 3h36….
Un relais bien sympathique qui a laissé place au pique nique léger mais, comment dire, familiale.