Semi Marathon de Paris 2009 : Un demi sans pression !

"tout est prèt pour le semi. Gardes une seule idée ; faire ton chrono à chaque km (au 5ème te devras être sur tes bases, ensuite tu passes chaque km sur 4'10-13). Quand tu es au 18èm, tu te fais plaisir..."
Voiçi en substances les consignes du coach !
Sur la ligne de départ, je respire, de façon détendue. Autour de moi, les tailles sont fines, le regard fixe. Pas de doutes, je suis bien en sas préférentiel… quoi qu’à bien y regarder, il y a bien çà et là quelques resquilleurs qui se sont incrustés… juste histoire de se rapprocher de la ligne et par la même occasion de gêner les autres. Ben voyons !
21,1km à parcourir aujourd’hui et à 14km/h (4’17/kilo), c’est le tarif minimum de la séance du jour. Car c’est bien de çà qu’il s’agit : d’une séance qualitative qui s’insère dans le cadre de la préparation du marathon de Paris. Ce semi n’est pas un objectif en soit. Bref, pas de pression.
Il m’était d’autant plus facile de dire cela car je savais que mon record allait voler en éclat ce jour même. 1h34’58… hum, je pouvais tabler au pire sur 1h33 mais plus honnêtement sur 1h31’. Tout temps inférieur sera tout aussi bon à prendre. Viser les 1h29 sera une course à fond, à fond, à fond…
Vu l’état de mes tendons à la fin de la dernière sortie longue… cette semaine de relâche n’a pas été très garnie en séances. J’ai privilégié la récupération et en ais profiter pour me soigner. Mes tendons ? une vieille histoire maintenant… en revanche, je ne me sens pas du tout en jambes, d’ailleurs elles sont plutôt lourdes… et pourtant je n’ai quasiment rien fait de la semaine. J’ai même fais sauter la séance d’hier en raison d’un bon coup de froid qui m’a cloué au lit.
Mais bon, tout est prêt pour le semi, alors vaille que vaille, on va aller au charbon !
Question météo, un léger crachin nous accueille. Eole se fait discret, mais est bien présent. Le mercure affiche un timide 9°. Bon, s’il ne pleut pas, çà devrait le faire… mais j’ai froid…
Km 1 [4’17]
A peine le coup de feu donné, je prends le couloir droit… Mauvaise option que voilà puisque devant çà bouche. Me voilà obligé de faire du slalom… P*****, en plein sans préférentiel… du grand n’importe quoi ! Mais je me calme, ce n’est pas bien grave… çà me laissera le temps de monter en régime. (tiens, est-ce là que j’ai perdu mes 2 secondes ?). Au passage, je croise Norbert, ou c’est plutôt lui qui me double (il m’avait accompagné sur 5km lors des 10km de Vincennes). Tout juste avons nous le temps de nous saluer, d’échanger quelques bons mots et hop, le voilà reparti. (il finira en 1h23’).
Km 5 [21’08]
Çà va je suis dans le coup. Les sensations de jambes lourdes se sont estampées au fil des kilomètres. Mais je traîne une douleur au ventre qui me fait craindre l’incident gastrique. Je fais une revue de mon alimentation des derniers jours… pas terrible… des choses à corriger pour le marathon. Mais pour l’heure, va falloir faire avec. Pris de panique par un probable manque d’hydratation (pourtant, c'est pas faute d’avoir fait le plein de malto ces 3 derniers jours), je me jette sur le ravito situé peu après le Km 4, Place de la Nation. Là, je ne remercie pas l’organisation, car il faut faire le grand écart pour aller chercher les bouteilles, l’art et la manière de rallonger la distance à parcourir et donc perdre inutilement du temps. Là c’est certain, j’y ai perdu plus que 2 secondes…
Km 10 [42’21]
42’42 en temps officiel. Le décalage de temps affiche clairement la couleur et elle n’est pas bleue. Je me suis déjà mangé plus de bitume que prévu. Va falloir maintenant coller de plus près à la ligne bleue, celle du tracé idéal. Bon l’idée était de passer en moins de 43’donc là, pas de soucis et au mieux en 42’30 et là, tout dépend du chrono sur lequel on se base. Qu’importe, je me sens bien. Je me sens mieux, les jambes tournent bien et mes soucis gastriques ont pris fin peu après le Km 7. 42’21… tout simplement mon second meilleur temps su 10km… je ne m’inquiète pas de l’allure, je l’ai fais mienne… allez, on continue, la course n’a pas commencé.
Km 15 [1h03’44]
Je maintiens l’allure (4’14 à 4’15), mon souffle se fait plus bruyant, je commence à allonger, on attaque le passage un peu compliqué de Daumesnil (Km 12) que je gère au mieux. Pas de temps perdu, je suis content. Mais voilà le Km 14 qui se profile (59’28 de course) et là, je perds un peu pied. La course commence, il me reste un bon 1/3 de course à tenir, il faut tenir bon, jusqu’au 18ème, après je me fais plaisir !
Il pleut, ma visière me protège des gouttes, mais j’ai froid, Eole m’accompagne, me glisse quelques mots aux oreilles, je ne l’écoute pas. J’attends le Km 18.
Mais pour l’instant, çà coince, je sers les dents, nous sommes à Gravelle, faux plat montant. Je cherche un lièvre çà et là, çà double, difficile d’accrocher un wagon. Mais je ne baisserai pas les bras, je me cale à l’intérieur et mon concentre sur chaque kilomètre. Une baisse de régime qui a du me coûter 2 secondes.
Km 20 [1h25’06]
Mon coup de moins bien m’a fait passer de 4’15 au kilo à 4’20… et ce jusqu’au Km 18. Rien de rédhibitoire et pourtant mes 2 secondes, j’ai les aurais peut être laissé içi à Vincennes… hum, de toute façon j’ai évité le passage à vide et justement, il est grand temps d’envoyer : Km 18.
Et hop çà plonge, merci coach ! Pendant l’espace de 500 mètres, je crois voler, mais reviens très vite sur terre, mon changement de tempo ne m’a permis que de repartir sur les bases qui étaient les miennes, à savoir 4’11 & 4’12. En regardant le chrono, j’ai un sourire fugace en repensant aux 20km de Paris. Mais là, il va falloir passer la 6ème, j’ai plus trop le choix et je suis encouragé en cela par les grappes de coureurs que je dépose sur le bas coté de la route des Pyramides. Je fini a plus de 15km/h et crie au supplice quand le bip du Garmin retenti pour me signaler la fin du km 21 (bouclé en 3’58). Plus que 100 mètres en théorie… mais voilà, je ne vois toujours pas l’arche d’arrivée et pour cause… j’ai encore près de 200 mètres à faire… foutue ligne bleue.
Pkm (je ne sais plus très bien)
Enfin, la voilà cette arche, coup d’œil au chrono… çà va le faire, 1h29’4#... et plus qu’une centaines de mètres… sur la gauche du chrono, le tempo, 16km/h… j’accélère toujours, çà va être juste mais çà va le faire… devant moi deux gugus qui sourient devant les photographes… Je passe à l’intérieur, les enrhume et passe la ligne sous les 1h30 !
Mais non, voilà que les deux gars me ferment la porte, au risque de chuter, je bute contre l’un des gars (obstruction m’sieur l’arbitre, acte d’anti jeux !!!!), obligé que je suis, je le pousse gentiment de la main (désolé gars) et repart de plus belle. Une manip qui a du me prendre quoi… 2 secondes…
Je passe la ligne en… 1h30’02… Ah, P***** 2 secondes…
Bon coté positif :
- J’explose mon meilleur chrono de 4 minutes et 56 secondes !
- Mine de rien, j’ai vachement bien géré ma course
- Le travail paye toujours !!!
Bon coté négatif :
- P***** 2 secondes…. Sniff…

Allez, l’objectif du jour est tout de même atteint, superbe sortie qualitative. Place à la récupération, demain j’ai un footing de 45mn qui m’attend… et oui, le Marathon de Paris, c’est maintenant dans 4 semaines !