Je rêve de courir un marathon

Et bien voilà… c’est fait, j’ai enfin (pu) sauter le pas. Allez, il ne s’agit que de l’inscription et après tout il me reste encore les 42,195km à parcourir. Sans compter le presque millier de kilomètres de préparation…
Mais j’y suis. Sensation ? Rien de spécial si ce n’est que je vais enfin pouvoir concrétiser ces deux dernières années.
Avril 2006, je tombe par hasard sur le marathon de paris. La caméra se fait détachée en fin de peloton et à l’écran se mettent en scène des milliers de badaux, tous contents d’être là. Et pourquoi pas moi ? après tout, j’avais l’air aussi afutés que certains de ces courageux… donc inutile d’attendre ma prochaine réincarnation pour passer d’un défi (rêve ?) à un projet.
Septembre 2006, première compétition, un 10km comme beaucoup, un temps moyens (53’02) mais dont le travail m’a déjà permis de perdre quelques kilos (77kg soit -6).
Avril 2007, à court de préparation, j’ai reporté ma participation au marathon. Bien m’en a pris d’ailleurs… le mercure affiche 28°, les défaillances sont nombreuses… j’encourage de plus belle.
Septembre 2008, quelques blessures et contretemps plus tard, je me présente à nouveau sur un 10km (42’34). Je me sens bien, la balance indique 66kg. Mes prochaines courses s’annoncent comme des challenges palpitants, dont le premier « les 20km de Paris », Objectif 1h30.
Cette fois, je suis prêt, physiquement (ma TFL et ma patte d’oie m’ont enfin oublié) et mentalement, j’ai plus faim que jamais. Je suis un éternel compétiteur, même à mon modeste niveau. Ce faisant… quoi de plus motivant que de se porter sur l’un des plus beaux objectif : son premier marathon.
Alors, j’ai sauté le pas… certes nous ne sommes qu’en octobre, à 6 mois de l’objectif, mais par peur de la pénurie, j’ai cédé à l’hystérie générale et je me suis inscrit en ligne à ce fameux Marathon de Paris.
Pourquoi celui là et pas celui de Sénart par exemple ?
Et bien parce que c’est celui-ci qui m’a mis dans mes running, parce que logistiquement c’est beaucoup plus simple, parce que je suis certains de ne jamais me retrouvé seul, isolé dans ma souffrance, parce qu’il sera plus facile à mes amis de venir m’épauler en fin de parcours, et pour tout un tas d’autre raisons d’ailleurs…. Le Marathon de Paris sera mon premier, celui qui ouvrira la porte à tant d’autre j’espère.
Et puis ma première tentative au Marathon de La Rochelle a été avortée par ma fameuse blessure au genou...
Sensation ? Rien de spécial, si ce n’est qu’à l’inscription, j’ai sélectionné le sas bleu, celui correspondant à un objectif de 3h30…. C’est plus cela qui me donne des frissons. Moi qu’il y a peine deux ans ambitionnais uniquement d’en faire un et donc de finir…. Après deux ans de pratique,j'ai dans les jambes 3h30-3h35. Je sais que cela n’est que théorique et que le marathon est soumis à bien d’aléas… mais que né ni, il me faut cela pour me bouger le *** et aller au charbon, et aussi m’entraîner.