De Paris à Versailles

Publié le par Krylin

Affiche-Paris-Versailles-2007.jpgSur la ligne de départ, je suis plus que décontracté. Il y a des vagues de départ successives de 300 à 400 coureurs parait-il. Peu importe, on ira quand on ira. La côte des gardes ? Mouais, je l’ai fais en reconnaissance juste une fois il y a deux semaines et encore je ne suis pas allé jusqu’au bout. Disons que le virage à droite sur l’avenue du château qui mène au fameux raidillon, je l’avais pas bien repéré sur la parcours.

 

Décontracté vous avez dit ? Ben en fait, je n’ai surtout pas de pression car je suis presque en touriste. Cette course, je tenais à la faire, malgré mes soucis de genou. Cette course, si elle n’avait pas été annulée, aurait été ma première course, en 2006. Finalement, si j’avais été amené à la faire comme première course, j’en aurai bien bavé. 

 







Aujourd’hui, j’ai couru sur mes acquis. Tout juste revenu d’une semaine de stage qui ne reposait, elle, que sur 4 ou 5 séances de footing. Aucune préparation donc, pas de tempo et donc pas d’objectif. Tout juste si j’aurai quand même aimé faire moins d’1h30. Mais après avoir du renoncer au Semi de Lille, à la course de l’Humanité et certainement au Marathon de La Rochelle, aujourd’hui j’éprouve un réelle plaisir d’être juste présent sur la ligne de départ

 

Alors, çà zig zag au premier kilo, et alors ? la logistique de l’organisation plus que limite au départ, comme à l’arrivée, tout comme un camion SAMU situé en plein milieu d’un ravitaillement, empêche la fluidité de course recherchée, et alors ?

 

Le premier kilo, parlons en… accompagné de Rodie et JPP, j’ai pris un départ rapide ponctué par des accélérations, décélération du au slalom de dépassement qui de toute façon se relèvera perpétuel tout au long du parcours. Je pars vite, je le sens, mais les jambes tournes bien et je n’ai pas de sensation d’essoufflement. Je parle bien de sensation car pour cette course, je n’ai pas de chrono et encore moins de cardio. J’ai bêtement oublié de charger ma montre la veille. Quoi qu’il en soit, ce n’est pas plus mal… je ralenti l’allure au second kilo, çà va nettement mieux.  J’apprécie le paysage et continue à mon train. Je me sens bien mais impossible de connaître mon allure, si çà se trouve je suis trop lent, donc normal que je me sente bien… Prudence, prudence… trop lent peut être, mais la cote des gardes se présente et je me sens bien.

  
Paris-Versailles-2007.jpg 

 

Autour de moi, çà fuse… soit je monte vraiment lentement, soit il y en a qui se sont trompé sur la longueur de la cote. Sur cette cote, je ne force pas, je monte tranquillement, les sensations sont toujours bonnes et çà se confirmera au sommet. Il ne m’a pas fallu bien longtemps pour récupérer et je repars de plus belle.

 

Sacré parcours, on est au milieu de la forêt de Meudon, c’est vraiment agréable, on en oubliera presque l’enchaînement de montées et de descentes casse-pattes qui ont eu raison du peu de jus que j’ai en ce moment… sur le plat, je peine maintenant à relancer. Ah là, le manque de préparation se fait sentir. Je n’ai pas de tempo… je suis en train de me traîner mais je ne m’en même pas compte.

 

Arrivée sur l’avenue du Paris, les deux derniers kilomètres sont interminable… là, la voie s’élargissant, ma foulée étriquée éclate au grand jour… je suis en footing, les jambes sont lourdes, je n’ai plus rien à donner. Je ne suis pas à bout de souffle, non, j’allonge comme je peux… je passe la ligne en 1h22’41, m’arrête, fatigué, content d’en avoir fini, mais pas épuisé. Je ne me suis clairement pas rentrer dedans, mais en avais-je les moyens…

 

Note positive 1 : avec une prépa, j’aurai visé 1h20, comme quoi courir à la sensation, ce n’est pas si mal

 

Note positive 2 : Pas de soucis de genou, rien, juste une fatigue bien naturelle

 

Note négative (tout de même) : arrrgh, p***** d’organisation…

 

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Publié dans Compétition

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