20 kms à pied

Publié le par Stéphane

Et nous y voilà… à ce fameux jour J…

Les 20km de Paris seront ma première vraie expérience d’une course sur route longue distance… d’autant plus que je n’ai jamais fais plus de 15km lors de mes différentes sorties… mais bon je pense pas qu’il y ai beaucoup de marathoniens qui fassent 42km lors de leur sortie longue non plus… bon on se rassure comme on peut !

 

Et d’assurance, j’en ai bien besoin. Non pas que j’ai une boule au ventre… non de ce coté là, je suis assez confiant… si deux ou trois semaines avant, je voulais essentiellement terminer la course et si possible, finir en moins de deux heures… là je me dis que je peux tenir la distance et que les deux heures sont largement à ma portée et en cours de route on pourra toujours tenter d’aller plus loin…

 

En début de semaine, je me suis fais une séance en tempo course, juste une heure de course et en passant aux 10km en 55’. J’étais dans un bon rythme avec le cardio aux alentours de 175… restait à espérer pouvoir continuer 10km sur cette tendance.

Oui sauf que lors de la seconde sortie de la semaine où j’ai voulu aller un peu plus vite et ne faire que 10km… mon menisque a cédé au bout du 9eme. Verdict : lésion externe du ménisque gauche

Bon le souci, c’est qu’apparemment il s’agit d’un mal qui peut arriver à n’importe qui et n’importe quand. Le problème, c’est que ç’est tombé sur moi alors que je courais et que je compte courir un petit bout de temps encore, enfin sur 42km quoi, rien de bien méchant lol. Mais dans quatre jours, j’aurais seulement à faire 20 petits kilomètres. J’ai opté pour un repos total avec doses de cliptol et ketoum à volonté + un bandage…

Voilà comment en ce dimanche 15 octobre, je me retrouvais sur la ligne de départ avec une genouillère en me demandant jusqu’où je pourrais aller et si même je pourrais commencer à courir. Bon avouons le, j’avais fais la veille un petit test d’une demi-heure au trot sans douleur apparente.

 

Me voici donc sur la ligne de départ, enfin sur la ligne…. Disons près de la Tour Effel, en fait bien trop près… pourtant j’avais bien pris soin de me diriger 20 minutes avant le départ sur la ligne bleue, espérant naïvement me situer au milieu du pont… il n’en fut rien… le coup de feu donné, je n’ai pu commencer à courir, enfin trottiner que 6 minutes plus tard, en prenant bien soin de ne pas marcher sur les bouteilles qui jonchaient le sol ou encore sur les sacs plastiques et autres sacs poubelles qui ont du servir d’abris à tout ceux qui se sont pointé une heure avant, histoire d’être bien placé…

Alors on est parti… je regarde autour de moi… un monde fou. Je souris bêtement, content de participer à cette fête. Je croise le premier groupe d’orchestre… et me surprend à aligner ma foulée sur le rythme de la petite batterie… arrivé aux bois de Boulogne, l’euphorie m’habite toujours… mais un petit picotement au genoux me rappel à l’ordre… j’en prends immédiatement acte, et me place sur le coté de la route afin de courir sur l’herbe ou le peu de terre qu’il y a. Le doute et la peur s’installent, une peur qui ne me quittera pas jusqu’au premier ravitaillement…

 

On y est, temps de passage au 5km : 27’10. bien dans le tempo que je me suis fixé : 11km/h

Le manque d’expérience me fait bien perdre 1mn à ce ravitaillement. Partout çà se bouscule, je me dirige vers une table, trop de monde. j’en choisi une autre… c’est la même chose. Je décide donc de changer carrément de coté et tends la main pour prendre une bouteille et un sucre… un concurrent en profite pour saisir à la volé la bouteille qu’on m’offrait… j’enrage et repars on me disant que cette pause prolongée sera peut-être salvatrice dans quelques kilomètres….

 

A la mi course, tout va bien… je passe en 54’ en me disant qu’en continuant de la sorte, je vais pouvoir faire moins d’1h50… temps inespéré il y a quelques peu… déboulant sur les quais et en slalomant tant bien que mal, j’entame la discussion avec un compagnon de fortune (ouais et pas d’infortune… après tout, on est tous là pour se faire plaisir) qui était venu prendre des nouvelles de mon genou… il m’annonce qu’il est sur les bases d’1h55 comme l’année dernière… l’allure est tranquille et on discute pendant 5 bonnes minutes, jusqu’à ce que je me rende compte qu’effectivement si j’étais si bien, c’est que j’avais ralenti… j’étais retombé à 5’50 au kilo avec un cardio à 172…

 

Un signe de la main à ma rencontre éphémère et je reprenais mon rythme d’alors… j’ai passé les 5km qui ont suivi à scruter la foule qui était massée le long des quais et sur les ponts… à la recherche des mes supportrices attitrées ce jour là… après ces encouragements, j’abordais les 3 derniers kms en traversant le pont… j’étais sur les bases d’1h49… il était temps de jeter tout en accélérant au fur et à mesure… en fait, je ne faisais que lutter contre une décélération au fur et à mesure. Curieusement, bon nombres de concurrents avaient la même idée que moi… çà fusait de tous les cotés, les quais étaient décidément trop étroits…. On commençait à devoir jouer des coudes…

 

A la flamme rouge, j’étais quasiment en apnée. Dernière bosse, je bouscule sans le faire exprès une brave dame qui m’exprima son mécontentement… j’eu à peine la force de lever une main en signe d’excuse… au bord des crampes, j’accélérais tant bien que mal…

 

Je coupe la ligne en 1h48’09très content et satisfait. J’avais réussi à finir ma course, mon genou a tenu le coup et je fais moins de deux heures… content le monsieur !!!

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Publié dans Compétition

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